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Le Couchsurfing c’est quoi ?

« Viens chez moi, je t’offre mon canapé »
L’Auvergnat de Brassens n’a plus le monopole de l’hospitalité avec ses quatre bouts de bois et sa huche à pain.
De Mirande à Lectoure en passant par Auch et Samatan, les Gersois adeptes du site officiel du « couchsurfing » mettent gratuitement leur canapé à la disposition de tous ceux qui souhaitent voyager à l’oeil, sans forcément passer pour des pique-assiette.

« Canapé gratuit »

Installés à Mirande, Gina et son mari Joël (1), retraités tous les deux, ont adopté le couchsurfing sur les conseils d’une jeune femme qui traversait à l’époque le département à vélo : « Cette jeune personne, qui pratiquait depuis un bon bout de temps le couchsurfing m’a donné envie d’aller jeter un coup d’oeil sur le site officiel, se souvient Gina. Après quelques vérifications d’usage, je me suis inscrite en donnant quelques indications sur mes goûts et mes passions, comme le font la plupart des autres couchsurfers. »

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« Rassuré » sur la fréquentation du site, le couple prend alors le temps d’étudier avec sérieux la demande formulée par une jeune américaine recrutée comme assistante en langues étrangères au collège de Mirande. Demande à laquelle il répond favorablement, pressé de rejoindre « une communauté, qui, au fond, n’est pas vraiment de leur âge ». « Après un échange de mails, nous avons décidé de l’héberger pendant huit jours, poursuit Gina. Le temps, pour elle, de trouver une place dans une colocation. »

Propriétaire d’une maison trop grande depuis le départ des enfants, le couple de retraités décide de prendre quelques libertés avec le « canapé gratuit » pour lui substituer « un petit logement » entièrement équipé.

Une aubaine pour la jeune américaine qui, depuis, attend ses hôtes de pied ferme à Washington, où elle est retournée après son stage.

« Nous sommes invités à rendre visite à sa famille pendant l’été, explique Gina. On n’est plus vraiment dans le couchsurfing mais dans un rapport d’amitié. Après son départ, nous sommes restés en contact, elle passait régulièrement nous voir à la maison ».

Il sort le grand jeu

Converti au couchsurfing depuis un voyage en Angleterre en 2007, Maël (1), l’employé de commerce auscitain, a lui aussi pris l’habitude de faire régulièrement une place aux rares « couchsurfers » dans sa colocation : « Auch n’est pas très demandé, reconnaît Maël. Depuis deux ans, j’ai accueilli quatre personnes ».

Quatre personnes dont un jeune homme qui depuis, propose, lui aussi gratuitement son canapé aux oiseaux de passage dans son appartement : « C’était la première fois que je recevais un adhérent du site chez moi et tout s’est bien passé au point qu’il me recommande à des amis, commente Maël. J’étais très content de les recevoir car j’adore l’idée de pouvoir rencontrer des gens dont les univers peuvent être très différents du mien ».

Des inconnus à qui il réserve souvent bien plus qu’un clic-clac poussé dans un coin du séjour.

Visites guidées, bons plans, virées dans les bars de la ville… Maël sort le grand jeu pour partager les clameurs d’une ville qu’il « adore ». Sans forcément espérer être payé de retour : « Le couchsurfing n’implique pas forcément un échange. J’ai profité du gîte quand j’étais en Angleterre mais je n’envisage pas de repartir dans l’immédiat. Je n’ai pas les vacances pour », indique Maël.

Une information capitale à tenir, de préférence, éloignée de l’oreille des pique-assiette déguisés en faux couchsurfers.

(1) Les prénoms ont été changés

Auteur : Émilie delpeyrat – article paru sur sudouest.com

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